L'approche d'intervention privilégiée

L'approche d'intervention du Pavillon se base sur les théories humanistes et cognitive-comportementales. La théorie humaniste considère la personne comme bonne, ayant le potentiel de se réaliser et de se responsabiliser face à ses comportements. Il suffit de lui offrir un milieu adéquat afin de favoriser son développement. De même, l'individu est le premier responsable de son changement, de par sa volonté, ainsi que sa motivation à changer et à s'actualiser. L'absence de support et/ou d'un milieu favorable affecte le développement et l'estime de la personne, ce qui limite ses capacités et ses habiletés à faire face aux difficultés rencontrées (compétences personnelles).

L'approche cognitive-comportementale, quant à elle, pourrait se résumer par ce simple schéma :
schema

La thérapie cognitive (centrée sur les pensées) a pour but de remettre en question les pensées dysfonctionnelles du client afin de construire une lecture du réel, mieux adaptée. La thérapie comportementale (centrée sur les comportements) a pour but d'exposer graduellement le client aux situations provoquant des émotions désagréables afin de créer un phénomène de désensibilisation et d'habituation ainsi que de mettre en place un système de renforcement qui pourra favoriser les comportements adéquats et faire disparaître ceux qui étaient inadéquats.

En combinant les deux thérapies, le client s'efforcera, par un nouvel apprentissage, à restructurer ses pensées au fur et à mesure qu'il sera exposé à des situations difficiles à gérer. Cet exercice entraînera une nouvelle façon de percevoir ses difficultés et de les vivre pour ainsi remplacer le comportement inadapté par celui, plus adapté, que souhaite le client. En vivant les effets positifs de ces nouveaux comportements, il aura tendance à les reproduire.

« Les substances... ont pour effets d'atténuer les sensations de douleur et la perception de difficultés de la vie chez l'individu, tout en le rendant moins capable d'affronter ces difficultés. C'est ainsi que se déclenche le cycle de l'assuétude. » Stanton Peel